C'est le coeur en berne, et la honte au corps,
que je viens avouer ici ce soir
Que je n'y arrive pas.
J'ai les larmes aux yeux et le coeur serré,
De penser que demain Tu aurais dû avoir 49 ans
49 ans bordel, si peu ! Tu ne pouvais pas le faire non?
Mais qu'est-ce qui t'as pris, Maman?
Maman, je suis en colère ce soir
Et mon coeur s'est déchiré à nouveau.
Comment affronter la journée de demain,
Avec un DS par-dessus le marché?
Personne ne sait, personne ne se souvient.
Tout le monde me laissera crever en paix
Puisque personne n'est capable de comprendre.
Comprendre à quel point c'est dur, à quel point je souffre
A quel point je veux y croire pourtant.
Finalement, quelle est la solution?
Tenter de vivre, ce qui fait qu'extérieurement on dirait que ça va bien,
Parce que je veux y croire, parce que c'est ça que je veux ressentir ;
Ou jouer la déprimée, ne plus vouloir avancer,
Pour qu'on me reprenne la main?
J'en ai marre qu'on me prenne la tête avec des futilités,
Et qu'on oublie d'où je viens et où je vais...
Personne ne sait, personne ne se souvient
Et demain personne ne me sourira et ne m'aidera.
Un jour de plus passé à me battre en solitaire...
Je n'attends que le jour où mon article sera
"Et enfin Vivre", parce que comme tout le monde me le dit
(oui au bout de 3-4 personnes je commence à vraiment le croire)
J'ai besoin de quelqu'un, et tant que je n'aurais pas ce quelqu'un,
Tous les efforts que je pourrais faire n'aboutiront pas entièrement.
Après ce petit intermède déprimant, je retourne dans mon image
De la fille qui y arrive et qui y croit.
Sachez que pourtant demain je n'attends qu'une chose :
Qu'on ne m'emmerde pas avec des futilités,
Alors que mon esprit sera occupé ailleurs,
A me torturer mentalement pour comprendre
Pourquoi le 1er novembre ne représente rien pour moi,
Pourquoi je ne suis pas allée LA voir,
Pourquoi je n'ai jamais apporté la moindre petite fleur,
Pourquoi je ne peux pas, Pourquoi, POURQUOI?!
Pourquoi je crois que parler à un bout de marbre ne me fera rien?
Suis-je plus réaliste que les autres, ou bien plus conne,
Est-ce que je ne comprends pas quelque chose d'important?
Et pourquoi le 8 novembre me ferait plus d'effet,
Pourquoi là tout de suite maintenant je ne veux plus accepter la dure réalité...
Maman, viens me voir, je n'en peux plus, je t'attends.
Je t'aime trop pour continuer toute seule,
Ce soir je n'ai plus la force...
Maman...
A l'aide.